
Les légumineuses reviennent
Lentilles, pois chiches, haricots : longtemps rangés au rayon « cantine », ils redeviennent la base de plats complets, chauds ou froids, souvent à côté d'une céréale.
Protéines végétales : le pointTendances alimentaires · lecture de saison
Chaque saison apporte son lot de nouveautés : un bol, une boisson, un ingrédient « star ». Certaines s'installent pour des années, d'autres disparaissent avant l'été. Ici, on prend la température, calmement, et on regarde ce qui change vraiment dans la façon de manger au quotidien.
Six sujets suivis cette saison

Lentilles, pois chiches, haricots : longtemps rangés au rayon « cantine », ils redeviennent la base de plats complets, chauds ou froids, souvent à côté d'une céréale.
Protéines végétales : le point
Préparer trois déjeuners le dimanche soir : l'habitude gagne les bureaux. Le verre remplace le plastique, et les recettes se pensent pour supporter une matinée au frais.
Bien composer sa boîte
Chou, carottes, betteraves en saumure : une technique de conservation très ancienne retrouve des adeptes, pour le goût acidulé et le plaisir de faire soi-même.
Fermenter sans se tromper
Une base, une protéine, des légumes, une sauce, du croquant. La formule n'a plus rien d'exotique : elle s'est simplement fondue dans les repas de tous les jours.
Pourquoi il dure
Après l'engouement, le tri : on garde le vrac pour les produits secs que l'on consomme vite, et on apprend surtout à cuisiner les restes.
Ce qui reste du vrac
Thé vert broyé en poudre fine, il contient de la caféine comme les autres thés. Partout dans les vitrines ; reste à voir s'il passera du « décor » à la tasse quotidienne.
Le matcha sans les clichésTrois questions avant de parler de « révolution »
Une mode fait parler pendant une saison. Une habitude se retrouve encore, deux ou trois ans plus tard, dans les cuisines ordinaires et pas seulement sur les réseaux sociaux.
Ce qui reste cantonné à quelques adresses branchées n'est pas une tendance de fond. Le vrai signal, c'est le rayon du supermarché de bourg ou la carte de la boulangerie du coin.
Un aliment n'est ni miraculeux ni dangereux à lui seul. Quand une nouveauté arrive avec des promesses de santé, on vérifie ce que la réglementation européenne autorise vraiment à dire. Toute la méthode.
Le comptoir, premier capteur
Bien avant les livres de recettes, c'est la petite restauration qui teste : sandwicheries, boulangeries, comptoirs de quartier. Ces commerces servent des repas rapides tous les jours et voient tout de suite ce qui se vend, ce qui lasse et ce qui revient.
La salade de lentilles à côté du sandwich, la soupe en hiver, le pain aux céréales : c'est au comptoir qu'on voit les habitudes changer.
Nous suivons donc de près la boulangerie et le snacking à la française, qui restent la première pause déjeuner de beaucoup de salariés, et la façon dont les légumineuses et les protéines végétales s'invitent dans les formules du midi.
Vu des toits
Dans une grande ville où l'on déjeune souvent vite et près du bureau, les nouveautés se repèrent d'abord dans les vitrines : un bol de plus ici, un pain différent là.
On y regarde aussi ce qui ne prend pas. Beaucoup de nouveautés très visibles en ville ne dépassent jamais le périphérique, et c'est une information en soi.

La seule tendance qui revient chaque année
Le baromètre suit aussi le calendrier. En octobre, les étals changent de couleur et les envies avec eux : plats mijotés, soupes, légumes rôtis au four, et des restes qui finissent dans la boîte du lendemain.