Alimentation & Tendances garde espoir
Suite au courrier adressé par Alimentation & Tendances (A&T) à chaque député en septembre dernier (voir Zepros Snack & Foods n°11), 50 députés ont déposé un amendement, également déposé par tous les groupes au Sénat. En effet, le Parti communiste a commencé à défendre l’amendement, suivi de l’UMP, de l’UDI et de Jean-Vincent Placé des Verts. Si au final Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget n’a pas retenu cet amendement, cette action aura eu le mérite d’avoir soulevé le débat au niveau parlementaire, et, au regard de l’unanimité des partis politiques, faire réfléchir les instances gouvernementales sur cette simplification. Ce que certains qualifient de « beau baroud d’honneur » laisse pourtant Sophie Duprez, présidente d’A&T, « pleine d’espoir car nous avons été reçus par la DGCIS (Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services) afin d’exposer le débat autour de la hausse de la TVA ». Le rôle de la DGCIS consiste à notamment écouter les acteurs économiques pour être une force de propositions des ministres dans tous les domaines de la compétitivité des entreprises. Il est donc à espérer pour la profession que ce service rattaché à Bercy tienne compte des enjeux concrets de ce débat autour de la TVA. Sur la route de la représentativité La FEB (Fédération des entreprises de boulangerie) a déposé une demande officielle de représentativité d’A&T, adhérente de la FEB, auprès du ministère du Travail. En effet, A&T représente désormais plus de 17 % des effectifs de la branche en équivalent temps plein. L’association regroupe actuellement plus de 500 entreprises, soit quelque 800 établissements au global. Voilà un autre élément qui devrait contribuer à mieux faire entendre la voie de certains professionnels de la restauration rapide.